Envenimation. Prise en charge d’une morsure de vipère au retour du Mali

BOUTROIS A, BELLIER S, ALETTI M, MICHEL X, LEFORT H. Envenomation. Management of viper bite in Mali. Med Emergency, MJEM 2018; 26:39-43.

DOI 10.26738/MJEM.2017/mjem26.2018/AB.CRF.070617

Mots-clés : antibiothérapie, anti-poison, envenimation, Mali, sérothérapie anti-venimeuse
Key words: antibiotherapy, anti-venomous sero-therapy, Mali, poison control
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  • Authors’ contribution

 

Correspondent author: Audrey BOUTROIS, MD

Emergency Medicine Department, Military Hospital Percy

101 Avenue Henri Barbusse,

92140, Clamart, France.

audrey.boutrois@gmail.com

Boutrois A, MD1, Bellier S, MD1, Aletti M, MD2, Michel X, MD1, Lefort H, MD3

1. Emergency Medicine Department, Military Hospital Percy, Paris, France.

2. Internal Medicine Department, Military Hospital Percy, Paris, France.

3. Emergency Department, Military Hospital Legouest, Metz, France.

 

Category: Case report

Received: Apr. 05, 2017

Revised: May 17, 2017

Accepted: June 07, 2017

There is no conflict of interest to declare

 

Initial emergency management: Boutrois A, Michel X, Aletti M

Writers: Boutrois A, Lefort H

Reviewers: Bellier S, Michel X

ABSTRACT

We report the case of a 69-year-old man who consulted the emergency department of a French peripheral hospital after seven days of a viper bite in Mali. He had received an anti-venomdose as well as oral metronidazole as antibiotic therapy during initial on-site treatment. He had a large swelling on the left arm with blisters and a wet necrosis appearance around the bite. Hemodynamic parameters were stable, the patient complained of aresthesias and intense pain. No significant biological inflammatory syndrome was found. Doppler ultrasound eliminated deep-vein thrombosis. The poison control center did not recommend a new sero-therapy. Treatment included intravenous antibiotic therapy and local healing in hospitalization with surgical debridement and hyperbaric sessions at the end.

Envenomation is a rare reason for admission to an emergency department in France. Four degrees of severity allow for initial non-prognostic classification. Our clinical case of grade 2 envenomation would provide an update on the emergency care at pre hospital and hospital levels. The viper venom contains components affecting hemostasis. The systemic action must be rapidly limited by anti-venomous serotherapy, preferably in a medical structure, rapidly distancing the prognosis and significantly reducing a pejorative evolution of scarring and function. Antibiotherapy is not routinely recommended, especially if the initial intrafocal wash and debridement measures are well performed. Simple preventive measures should be reminded to people who may be exposed in an occupational or leisure context.

RÉSUMÉ

Nous rapportons le cas d’un homme de 69 ans qui consultait au service d’accueil des urgences d’un hôpital périphérique français à sept jours d’une morsure de vipère survenue au Mali. Il avait reçu une dose de sérum anti-venin ainsi qu’une antibiothérapie par metronidazole per os au cours de la prise en charge initiale sur place. Il présentait un volumineux oedème du bras gauche avec des phlyctènes et un aspect de nécrose humide en regard des points de morsure. L’hémodynamique était stable, le patient se plaignait de paresthésies et d’une douleur intense. Aucun syndrome inflammatoire biologique significatif n’était retrouvé. L’échographie doppler éliminait une thrombose veineuse profonde. Une nouvelle sérothérapie n’était pas recommandée par le centre anti-poison de secteur. Le traitement comprenait une antibiothérapie intraveineuse et des soins locaux de cicatrisation en hospitalisation, avec détersion chirurgicale et séances en milieu hyperbare à l’issue.

L’envenimation est un motif d’admission en structure d’urgence rare en France. Quatre niveaux de gravité permettent une classification initiale non pronostique. Notre cas clinique d’une envenimation de grade 2 permet de faire le point sur la prise en charge en urgence pré hospitalière et hospitalière. Le venin de vipère contient des composés agissant sur l’hémostase. Il faut limiter rapidement l’action systémique par la sérothérapie anti-venimeuse, de préférence en structure médicalisée, mettant rapidement à distance le pronostic vital et réduisant les risques d’évolution péjorative cicatricielle et fonctionnelle. L’antibiothérapie n’est pas systématiquement recommandée notamment si les mesures de lavage et détersion initiale intrafocales sont bien menées. Les mesures de prévention simples doivent être rappelées aux personnes susceptibles d’être exposées dans un cadre professionnel ou de loisir.

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